lundi 12 novembre 2018

Conférence à Sortie-Ouest, près de BEZIERS

Dans le cadre des soirées d'Hérodote avec Hérault Culture, nous avons le plaisir de vous convier à notre évènement, la conférence de Jean-Clément Martin intitulée "La Terreur, logique politique, dévoiement ou manipulation ?"

La Terreur demeure l’un des épisodes les plus controversés de l’histoire nationale. Il est nécessaire de revenir, une fois de plus, au détail des luttes politiques pour comprendre comment des violences importantes ont été commises pendant la Révolution française, mais aussi pour expliquer pourquoi cette dénomination de « terreur » a été employée, afin de rendre compte exactement de ce qui s’est passé dans les années 1792-1794 et d’apprécier l’écho exceptionnel qui en a été gardé »

Jean-Clément Martin est professeur émérite à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'institut d'Histoire de la Révolution française. Il a consacré de nombreux livres à la Révolution française comme à la Contre-Révolution et à leurs mémoires.

Derniers ouvrages parus:
Robespierre, la fabrication d’un monstre, Perrin, 2016 (poche 2018)
La Terreur, Collection Vérités et Légendes, Perrin, 2017
Les échos de la Terreur. Vérités d'un mensonge d'État, Belin, 2018

A l'issue de la conférence une signature des ouvrages sera organisée en partenariat avec la librairie Clareton des sources.


mardi 6 novembre 2018

CONFERENCE A LA MEDIATHEQUE DE BEZIERS



L'APHG-LR signale, dans le cadre de son partenariat avec les CPGE du lycée Henri IV à Béziers, qu'une conférence ouverte à tous est programmée à la médiathèque de Béziers le 16 novembre prochain à 18 h 30. Le conférencier invité par notre collègue M. Soria est l'historien Amzat BOUKARI-YABARA, auteur d'un ouvrage qui fait référence sur le panafricanisme, Africa Unite !. Il a aussi produit une biographie de Kwame Nkrumah. Il s'exprimera également le lendemain devant les élèves de CPGE du lycée.



mercredi 24 octobre 2018

LECTURE D'AUTOMNE A l'OCCASION D'UN CENTENAIRE : LES VAINQUEURS de Michel GOYA











Michel GOYA, Les Vainqueurs. Comment la France a gagné la Grande Guerre, Tallandier, Paris 2018, 348 pages.


Voici un ouvrage qui détonne dans la production récente des historiens sur la Grande Guerre. Il détonne parce qu’il marque un retour à une version somme toute très traditionnelle de l’histoire de ce conflit. L’accent mis sur l’expérience combattante, souvent teintée plus ou moins fortement d’une sorte de ce que l’on ne peut qu’appeler un « dolorisme de tranchée », à forte consonance pacifiste et antimilitariste, n’a guère sa place ici. Alors on peut observer que Michel Goya est un ancien colonel, qu’il s’agit d’un ouvrage plutôt grand public, et que tout ceci est finalement de peu d’intérêt pour un enseignant d’Histoire-Géographie, désormais éloigné par définition du « roman national » et de l’Histoire-bataille. Ce serait d’abord oublier que Michel Goya a déjà signé avec La Chair et l’acier un bel ouvrage sur l’armée française du début du conflit, et qu’avec celui-ci il retrouve son objet d’étude quatre ans plus tard. Ce faisant, et en mettant en parallèle les deux, il montre bien comment cette guerre fut aussi, au plan militaire, le basculement du monde du XIXème à celui du XXème siècle. Ce serait oublier, aussi, que les militaires peuvent avoir des choses à dire sur ce qui reste fondamentalement un événement de nature militaire, justement. On peut enfin se demander si le discours historien n’a pas fini par brouiller les repères en définissant les soldats comme des victimes, nourrissant ces attitudes victimaires qui sont aujourd’hui une des plaies de la société française. A l’arrivée, on a ces innombrables documentaires, films, bandes dessinées, qui finissent par réduire les combattants de 14-18 à l’état d’un troupeau affamé et violenté par des officiers sadiques pour une cause nationale que la construction européenne a fini par vider de son sens. Est-ce leur rendre justice ? Il est permis d’en douter.


Le livre de Goya est donc l’occasion de remettre quelques pendules à l’heure. D’abord, l’effort français pour nourrir, équiper et armer d’engins toujours plus sophistiqués ces masses invraisemblables d’hommes, que les historiens des années 1950 ou 1960 connaissaient bien encore, est rappelé avec force. Bien souvent, en septembre 1918, c’est avec des armes lourdes françaises que les divisions américaines peuvent monter des offensives, armes prélevées parfois, avec leurs servants, sur les unités françaises voisines. Les Britanniques ne tiennent face aux offensives allemandes extrêmement violentes du printemps 18 qu’avec l’appui des Français, qui envoient latéralement leurs réserves colmater la brèche. Loin de l’historiographie anglo-saxonne aujourd’hui dominante sur les conflits mondiaux, on se retrouve donc avec une armée française littéralement au four et au moulin en cette dernière année de guerre. Si la 6ème armée française est écrasée lors de l’offensive allemande du 27 mai, ce sont les troupes de la République avec leurs chars qui contre-attaquent sur le Matz en juin, puis de façon bien plus importante en juillet après l’échec du Friedensturm allemand du 15 juillet. Ce faisant, elles récupèrent une initiative qu’elles ne perdent plus jusqu’à la fin du conflit, enchaînant les attaques et repoussant une armée allemande à bout de souffle. C’est Foch qui insiste alors pour attaquer, contre l’avis de Pétain, car il sent que l’armée impériale n’en peut plus. Les événements lui donnent raison. Lorsque l’armistice est signé, l’armée française prépare une nouvelle attaque en Lorraine avec l’appui des Américains pour le 14 novembre. Programmée avec 26 divisions et des appuis conséquents, on ne voit pas comment les quelques unités territoriales allemandes déployées en face auraient pu l’arrêter alors que les réserves allemandes ont fondu à pratiquement zéro et que peut-être un million de soldats allemands sont portés déserteurs. Ce sont encore les Français, avec les Serbes, qui donnent le coup de grâce à la Bulgarie par l’offensive du 14 septembre dans la vallée du Vardar. Les efforts de Ludendorff pour dédouaner son armée et lui-même de toute responsabilité dans la défaite passent dès lors pour ce qu’ils sont : des palinodies qui seraient risibles si elles n’avaient pas eu des conséquences politiques aussi gravissimes en participant de la montée du nazisme.


Devenue la première armée au monde en 1918, l’armée française voit ensuite sa supériorité disparaître dans l’euphorie de la victoire puis les difficultés économiques. Au plan organisationnel, elle devient armée à service militaire court qui ne sert plus que de cadre de mobilisation, avec un entraînement dramatiquement insuffisant. Au plan intellectuel, penser devient une atteinte à la discipline alors que c’était une qualité pour survivre puis gagner la guerre. Au plan matériel, elle vit sur les stocks de guerre avant d’engloutir toutes les ressources disponibles dans la ligne Maginot jusqu’aux efforts tardifs de réarmement à partir du gouvernement du Front Populaire. Redoutablement efficace en 1918, elle est devenue incapable de monter une offensive lors des manœuvres de 1937. L’ouvrage de Goya a le mérite de rappeler que l’Histoire n’est jamais écrite tant que l’on se donne les moyens d’influer sur son cours, et que toutes les « bonnes raisons », budgétaires notamment, justifiant la démission de la volonté, se payent tôt ou tard.


Jean-Philippe Coullomb





dimanche 14 octobre 2018

CONFERENCE A LA MEDIATHEQUE DE BEZIERS



L'APHG-LR signale, dans le cadre de son partenariat avec les CPGE du lycée Henri IV à Béziers, qu'une conférence ouverte à tous est programmée à la médiathèque de Béziers le 19 octobre prochain à 18 h 30. Le conférencier invité par notre collègue M. Soria est le journaliste Mickaël CORREIA, auteur d'une récente Histoire populaire du football. Il s'exprimera également le lendemain devant les élèves de CPGE du lycée.



vendredi 5 octobre 2018

CONFERENCE A SORTIE-OUEST



Dans le cadre de son programme annuel de conférences, l'APHG-LR accueille  à Sortie-Ouest le mercredi 17 octobre à 18 h 30 notre collègue François WAAG qui viendra nous parler du thème "Socialisme et syndicalisme en Allemagne 1875-1945" à partir du cas de l'Alsace qu'il connaît bien. Cette question intéressera au premier chef tous les collègues enseignants en classe de terminale. Les élèves concernés sont aussi les bienvenus.



lundi 24 septembre 2018

VENUE DE GERARD NOIRIEL A SORTIE-OUEST



Invité vendredi 21 au soir en ouverture des Chapiteaux du Livre, en partenariat avec l'APHG-LR, Gérard Noiriel  a régalé l'auditoire par son intervention consacrée au thème de son dernier ouvrage, Une histoire populaire de la France. Remontant à la fin du Moyen-Age, il a présenté les différentes acceptions qu'a pu recouvrir le terme "peuple" depuis cette époque. Souvent employé de façon très péjorative, il a longtemps structuré le champ politique avant d'être carrément évacué des discours les plus actuels, qui n'envisagent le monde que sous l'angle des gagnants ou en tout cas des classes moyennes intégrées à la mondialisation. Pourtant, loin des "premiers de cordée", le monde des classes populaires est loin d'avoir disparu. Il est surtout devenu plus atomisé, et donc sans doute plus dur, ce qui devrait rendre encore plus évidente la nécessité de s'en préoccuper.
Remercions donc encore une fois Gérard Noiriel et Sortie-Ouest pour la qualité de cette soirée très réussie.









mardi 18 septembre 2018

RENTREE LITTERAIRE



L'APHG-LR est heureuse de pouvoir annoncer la parution d'un ouvrage de Richard Vassakos, son président, intitulé La République des plaques bleues. Il montre l'importance symbolique du choix des noms de rues et des luttes qu'il a pu produire. Gageons que ce livre, axé sur le Biterrois, saura trouver son public.





Le bureau de l'APHG-LR précise, par souci d'honnêteté, que :
1) l'achat n'est pas déductible de l'adhésion à l'association ;
2) ce post a été placé sans l'avis du président, trop modeste et trop attaché à la séparation des genres, pour le faire lui-même. Mais franchement, il le mérite.