samedi 23 mars 2019
samedi 16 mars 2019
Conférence de Mathilde Larrère
Habituée des médias et de la vidéo, Mathilde Larrère est venue régaler l'auditoire réuni à Sortie-Ouest mercredi dernier d'une conférence sur la longue exclusion des femmes et des minorités de la représentation politique en France. Dotée d'une voix agréable, maniant bien l'humour et jouant sur des registres différents de vocabulaire, elle a incontestablement su captiver un public qui se trouvait être largement féminin.
Que retenir de son intervention ? Démarrant sur des parcours individuels, elle a montré avec quelle rudesse les premières femmes, les premiers ouvriers ou les premiers hommes de couleur ont pu être accueillis en politique dans notre pays, à l'instar de cet article du Figaro des années 1880, où l'on pouvait lire que si les femmes obtenaient le droit de vote, "les bœufs aussi voudront voter". Si ce genre d'ineptie a disparu, les propos salaces ou graveleux restent hélas fréquents. L'habitude est restée de renvoyer à la nature pour justifier une exclusion du politique. Les Montagnards ont inauguré cette pratique, en interdisant les clubs de femmes, à l'époque où l'un des rares qui existait était proche des hébertistes. La proximité supposée des femmes avec les religieux leur a également longtemps aliéné le soutien de la gauche radicale-socialiste. Globalement, il apparaît pourtant que des progrès importants, certes perfectibles, ont été faits depuis la fin des années 1980 vis-à-vis des femmes avec la parité, des candidats que M. Larrère définit comme "racisés" ou "racialisés", ou encore des homosexuels. Par contre, l'appartenance aux classes populaires est devenue peut-être encore plus rare qu'au XIXème siècle.
En résumé, c'était une soirée passionnante à titre d'information et de réflexion, même si on peut ne pas partager tous les propos entendus (ah! l'écriture inclusive!) ni toutes les catégories mentales issues de la sociologie que Mathilde Larrère emploie. On ne saurait conclure sans remercier encore une fois nos amis de Sortie-Ouest, qui nous accueillent toujours avec une amabilité et une disponibilité sans faille.
lundi 4 mars 2019
CONFERENCE A SORTIE-OUEST
Dans le cadre de son programme annuel de conférences, l'APHG-LR accueille à Sortie-Ouest le mercredi 13 mars à 18 h 30 Mathilde LARRERE, maître de conférences à l'université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne, qui viendra nous parler de "Femmes et minorités : dominations et résistances". Rappelons que Mme Larrère intervient régulièrement dans les médias, avec par exemple une chronique dans Arrêt sur Images et une autre sur Mediapart. Elle vient de cosigner avec Aude Lorriaux un ouvrage sur le thème de la soirée.
Dans le cadre de son programme annuel de conférences, l'APHG-LR accueille à Sortie-Ouest le mercredi 13 mars à 18 h 30 Mathilde LARRERE, maître de conférences à l'université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne, qui viendra nous parler de "Femmes et minorités : dominations et résistances". Rappelons que Mme Larrère intervient régulièrement dans les médias, avec par exemple une chronique dans Arrêt sur Images et une autre sur Mediapart. Elle vient de cosigner avec Aude Lorriaux un ouvrage sur le thème de la soirée.
mercredi 20 février 2019
Conférence de Denis Peschanski
Mercredi 20 février, à l'invitation de l'APHG-LR et chez nos amis de Sortie-Ouest, Denis Peschanski est venu régaler un auditoire nombreux d'une magnifique conférence sur le thème de son maître-livre, "la France des camps, 1938-1946". Il a présenté son sujet debout et sans note durant deux heures, jonglant avec humour au sein de références précises et n'hésitant pas à égratigner les concepteurs de programmes scolaires qui ignorent la chronologie. Que retenir de son intervention?D'abord, les camps d'internement ont été créés selon une logique d'exception par un décret du 12 novembre 1938, pour enfermer les "indésirables étrangers" de façon temporaire. Le flou de la notion et les circonstances amènent à y placer tant les Espagnols de la Retirada que des gens suspectés d'être favorables à l'Allemagne après la déclaration de guerre.
De l'été 1940 à l'été 1942, ils obéissent à une logique d'exclusion visant les éléments de "l'anti-France", avec souvent le ré-internement de gens qui avaient été précédemment libérés.
De l'été 1942 à la Libération, toujours dirigés par une administration française, ils sont intégrés au processus génocidaire dans le cadre de la déportation. Le gouvernement de Vichy y voit un moyen de marquer sa souveraineté face à l'occupant, alors même qu'il est très vite conscient de la finalité de l'opération.
Les camps retrouvent une logique d'exception par la suite jusqu'à leur fermeture en 1946, cette fois-ci pour les civils allemands ou pour les collaborateurs, souvent d'ailleurs des collaboratrices.
Encore une fois, on ne peut que remercier D. Peschanski de la qualité et de la clarté de son propos.
mercredi 13 février 2019
L'APHG-LR signale
L'Association Archéologique des Pyrénées-Orientales (AAPO), organise ce samedi une conférence susceptible d'intéresser des collègues par son thème.
L'Université Populaire du Verre nous est signalée par la même occasion.
L'Université Populaire du Verre nous est signalée par la même occasion.
| Conférence d’Ingrid DUNYACH
Samedi 16 février à 14h15, à l'UPVD, amphi Y, conférence d' Ingrid Dunyach : La place du Roussillon dans les échanges en Méditerranée aux âges du Fer,( résumé de sa thèse de doctorat).…
| |
| Université Populaire du Verre
Les vendredi à 17h30, Salle du Préau, 66690 Saint-André (près de la mairie - Allée de la Liberté). L’association Albères Verrières invite des spécialistes à partager avec tous, les connaissances…
|
lundi 11 février 2019
CONFERENCE A SORTIE-OUEST
Dans le cadre de son programme annuel de conférences, l'APHG-LR accueille à Sortie-Ouest le mercredi 20 février à 18 h 30 Denis PESCHANSKI, directeur de recherches au CNRS et président des conseils scientifiques du Mémorial de Caen et du Mémorial de Rivesaltes, qui viendra nous parler de "La France des camps, l'internement (1938-1946)". Rappelons qu'il est l'auteur d'un ouvrage qui fait référence sur le sujet. Ses travaux actuels portent sur les questions autour de la mémoire, dans un cadre pluridiciplinaire, avec notamment des philosophes.
Entre le décret du 12 novembre 1938, qui permit d'interner les «indésirables étrangers» dans des centres spécialisés, et la libération du dernier interné en 1946, six cent mille hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans les camps français. Denis Peschanski fait ici l'histoire d'un phénomène à la fois durable et massif. Deux cents camps, avec leurs bâtiments, leurs aménagements, une administration, des ministères de tutelle aux gardiens, des rapports socio-économiques avec leur région, une société internée, des solidarités, une entraide officielle et non officielle.
Dans le cadre de son programme annuel de conférences, l'APHG-LR accueille à Sortie-Ouest le mercredi 20 février à 18 h 30 Denis PESCHANSKI, directeur de recherches au CNRS et président des conseils scientifiques du Mémorial de Caen et du Mémorial de Rivesaltes, qui viendra nous parler de "La France des camps, l'internement (1938-1946)". Rappelons qu'il est l'auteur d'un ouvrage qui fait référence sur le sujet. Ses travaux actuels portent sur les questions autour de la mémoire, dans un cadre pluridiciplinaire, avec notamment des philosophes.
Entre le décret du 12 novembre 1938, qui permit d'interner les «indésirables étrangers» dans des centres spécialisés, et la libération du dernier interné en 1946, six cent mille hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans les camps français. Denis Peschanski fait ici l'histoire d'un phénomène à la fois durable et massif. Deux cents camps, avec leurs bâtiments, leurs aménagements, une administration, des ministères de tutelle aux gardiens, des rapports socio-économiques avec leur région, une société internée, des solidarités, une entraide officielle et non officielle.
Inscription à :
Articles (Atom)


