vendredi 1 mai 2015

Programme de la semaine mémorielle ONACVG Hérault du 4 au 8 mai 2015

Programme de la semaine mémorielle du 4 au 8 mai 2015
Salle des rencontres – Nouvelle mairie de Montpellier

Lundi 4 mai 

14h-15h30 : conférence de M. Carol IANCU sur « La libération du camp d’Auschwitz et la découverte de la réalité de la Shoah »
15h30-15h45 : intervention de M. Michaël IANCU sur « Le camp d’Agde »
15h45-16h15 : temps de questions
16h15-17h : diffusion d’extraits du documentaire «  Le procès d’Adolf Eichmann » de Michaël PRAZAN

18h : Vernissage de l’exposition « Vers la victoire, la France au combat de 1942 à 1945»

Mardi 5 mai :

14h-15h : conférence de Mme Nathalie MARSAA et M. Laurent SASTRE (sous réserve) sur « Les retours des déportés des camps de concentration »
15h15-15h30 : temps de questions
15h30-16h30 : témoignage de M. Pierre SUZOR (déporté à Buchenwald)
16h30-17h : temps d’échange avec le témoin

Mercredi 6 mai :

15h-17h : remise des prix du concours BD en présence des lauréats et des membres du jury

Jeudi 7 mai :

19h30-20h30 : conférence de M. Alain ALQUIER sur « La libération du département de l’Hérault, de la France et la victoire sur le nazisme le 8 mai 1945 »
20h30-20h45 : temps de questions
20h45-21h45 : témoignage de M. Jean GUYOT de la HARDROUYERE (libérateur)
21h45-22h : temps d’échange

Vendredi 8 mai :

9h30 : Cérémonie au monument aux morts de toutes les guerres de Montpellier


Précision : dans la salle des rencontres seront exposés les travaux de tous les participants du concours BD.

lundi 19 janvier 2015

Calendrier des conférences de l'AAPO 2015


Calendrier des conférences et sorties
de l’Association Archéologique
des Pyrénées-Orientales
2015


Les conférences et les sorties ont lieu le samedi,
Les conférences à l’université de Perpignan-via Domitia (UPVD) dans l’amphi Y
(entrée libre et gratuite)


17 janvier : Lionel DECRAMER et Luc LAPIERRE, Les voies romaines. Quelques itinéraires inédits. Principes géo-topographiques de construction et méthode de recherche et résultats.

31 janvier : sortie à Toulouse au Musée Saint-Raymond, exposition l’Empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules, et visite du Musée d’ethnographie Labit, en co-organisation avec l’Association Numismatique du Roussillon (ANR) (organisation : B. et C. Doutres, L. Lebrat).

28 février : André CONSTANT, Habitat rupestre et regroupement de l’habitat médiéval en Provence.

21 mars : Pierre CAMPMAJO, Denis CRABOL et équipe, Les âges des métaux en Cerdagne (titre provisoire).

11 avril : Dominique SACCHI, L’art mobilier paléolithique du bassin de l’Aude et de ses marges.

30 mai : Gaspard PAGES, Métallurgie antique et médiévale en Languedoc Roussillon.

13 juin : sortie en Cerdagne.

10 octobre : compte-rendu des fouilles de l’année (1).

14 novembre : compte-rendu des fouilles de l’année (2).

12 décembre : Assemblée générale de l’association.



mardi 16 décembre 2014

MSH Montpellier Jeudi 18 décembre: Sentiment national et culture commune : la totalisation guerrière en question

Sentiment national et culture commune : la totalisation guerrière en question


Le jeudi 18 décembre 2014, de 14h00 à 16h30, salle 214 du site Saint-Charles.
Avec :
- Marielle Debos, maîtresse de conférences en science politique (ISP, Université Paris Ouest Nanterre), auteure de Le métier des armes au Tchad. Le gouvernement de l’entre-guerres, Paris, Karthala, 2013.
- Nicolas Mariot, directeur de recherches au CNRS (CESSP-Université Paris 1), auteur deTous unis dans la tranchée ? : 1914-1918, les intellectuels rencontrent le peuple, Paris Seuil 2013.
La séance vise à interroger les guerres comme prétendus moments d’émergence ou de consolidation d’un sentiment d’identité nationale et d’une culture commune. L’idée est de soumettre à l’épreuve d’enquêtes empiriques les notions de « consentement patriotique », de « culture de guerre » et de « culture coloniale », mais aussi la thèse selon laquelle les guerres et autres opérations de maintien de l’ordre colonial agissent comme un déclic permettant de mettre en branle « le pouvoir imaginatif du nationalisme » (Anderson).
En partenariat avec le CRID 14-18CRISES et le CEPEL.

mercredi 10 décembre 2014

Séminaire de la MSH de Montpellier "Guerres, migrations et politiques du travail"


Vendredi 12 décembre 2014, de 14h00 à 16h30 à la MSH de Montpellier



Avec Laurent Dornel, maître de conférences en histoire contemporaine (ITEM-IRSAM, Université de Pau), auteur de « La France hostile. Socio-histoire de la xénophobie 1870-1914 », Hachette Littératures, 2004, autour de ses travaux consacrés aux travailleurs coloniaux, chinois et étrangers en France pendant la Grande Guerre.
Entre 1914 et 1918, pour soutenir l’effort de guerre, l’État s’empare tout à la fois - avec une ampleur inédite - de la question migratoire (recrutement administratif de travailleurs coloniaux, sollicitation d’ouvriers étrangers, etc.) et de celle du travail (début de l’étatisation des politiques du travail), instituant ce que l’historiographie considère généralement comme une rupture durable avec le contexte de paix. C’est précisément cette rupture que la séance se propose de réinterroger, en confrontant, sur le temps long (en amont et en aval du conflit), les historiographies des faits colonial, guerrier, migratoire et ouvrier. A travers ce questionnement, la séance se propose également de réexaminer la situation souvent décrite comme spécifique des travailleurs coloniaux en 14-18, au miroir de l’expérience de leurs homologues français et étrangers, pendant la guerre et plus encore sur le temps long la précédant.
En partenariat avec le CRID 14-18CRISES et le CEPEL.

mercredi 19 novembre 2014

La Chronique cinéma et histoire d'Albert Montagne: Sébastien Roffat

Sébastien Roffat

Histoire du dessin animé français entre 1936 et 1940. Une politique culturelle d’Etat ? Préface d’Hervé Joubert-Laurencin, Coll. Cinémas d’animations, L’Harmattan, septembre 2014, 360 p., 37 €.
Histoire politique et économique du dessin animé français sous l’Occupation (1940-1944), Un âge d’or ?, tome 2. Préface de Laurent Creton et Jean-Pierre Bertin-Maghit, Coll. Cinémas d’animations, L’harmattan, juillet 2014, 330 p., 34 €.
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Les Histoire du cinéma français sont plurielles : Chirat (1989), Jeancolas (1995),  Beylie (2000), Prédal (2013)..., celle de Roffat (2014), sous l’angle du dessin animé, va faire date. Ses deux ouvrages, rappelant la somme de Paul Leglise, Histoire de la politique du cinéma français, avec Le cinéma et la Troisième République et Entre deux Républiques (1940-1946)(Filméditions Lherminier, 1969 et 1977), précédent deux autres tomes à venir et annoncent une monumentale "Histoire politique du cinéma d’animation français"Ce travail, croisant histoires culturelle, institutionnelle, politique, économique et esthétique, est issu de L’émergence d’une école française du dessin animé sous l’Occupation (1940-1944) ?, thèse soutenue en 2012 à la Sorbonne nouvelle - avec comme jury, Catherine Velay-Vallantin, Laurent Creton, Sébastien Denis, Hervé Joubert-Laurencin et Jean-Pierre Bertin-Maghit - qui reçut le Prix de la Chancellerie 2013Cela n’étonne guère, Sébastien Roffat est un historien, spécialiste français du cinéma d’animation. Citons Animation et propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale (L’Harmattan, 2005), Disney et la France : les vingt ans d’Euro Disneyland (L’Harmattan, 2007), Propagandes animées : le dessin animé politique entre 1933 et 1943 (Bazaar & Co, 2010). Il est aussi directeur de la Collection Cinémas d’animations chez L’Harmattan. Le cinéma d’animation est le parent pauvre du 7e Art : 7eArt bis ou 8e Art, Art mineur dans l’Art majeur, il est assimilé par le public à un produit pour enfants et est l’oublié et le mal-aimé des chercheurs

 Les ouvrages en langue française sur ce sujet sont rares : Lo Duca, Le dessin animé (Prisma, 1949), Raymond Maillet, Le cinéma animé français (1983, Institut Lumière), Pascal Vimenet et Michel Roudevitch (dir.), Le cinéma d’animation (CinémAction, 1989), Jacques Kermabon (dir.), Du praxinoscope au cellulo, Un demi-siècle de cinéma d'animation en France (1892-1948) (CNC, 2007), Sébastien Denis,Le cinéma d’animation (Armand Colin, 2007). Le tome 1 propose en introduction une historiographie du cinéma d’animation de 1922 à nos jours et un corpus filmique, riche de 60 films d’animation et 53 dessins animés. Il pose la problématique : « Comment, entre 1940 et 1944, en cherchant à adapter le modèle américain et à faire revivre un art né en France, l’Etat français crée-t-il une école française du dessin animé » ? Dans les Années 30, le cinéma animé français est en crises avec le marché américain qui représente 96 % des dessins animés en France et un désintérêt absolu de l’État français pour le genre animé. Walt Disney triomphe avec Mickey Mouse (1929) et Blanche Neige et les sept nains (1938), alors qu’Émile Cohl, le père du dessin animé français, meurt dans la misère. Les grandes maisons de distribution de dessins animés américains Paramount, MGM, Columbia, Warner Bross, Fox, RKO caracolent. Face à ce monopole écrasant, l’atelier Lortac se replie sur le dessin animé publicitaire avant de sombrer. Des tentatives isolées de résistance se multiplient avec René Bertrand et Jean Painlevé, Pierre Bourgeon, Léontina Indelli et Lo Duca. Des artistes étrangers installés à Paris innovent : Ladislas Starewitch, Berthold Bartosch, Alexandre Alexeïeff, Anthony Gross, Hector Hoppin. L’avant-garde française offre un petit souffle avec Fernand Léger, Léopold Survage, Henri Valensi, Man Ray, Jean Vigo, Jean Cocteau..., mais la rencontre entre André Sarrut et Paul Grimault est fondamentale avec la fondation en 1936 de la société Les Gémeaux qui, créant une logique industrielle et rationalisant les moyens de production, devient en 15 ans la plus grande d’Europe et enfante l’École française du dessin animé. Le tome 2 marque l’intérêt de l’État français pour le dessin animé et tente de répondre aux questions : Pourquoi faire des dessins animés sous l’Occupation ? Y a-t-il conflits d’intérêt entre l’Occupant allemand et les autorités de Vichy ? Sont étudiées l’organisation et les nouvelles institutions pour le dessin animé français (1940-1941) et la structuration industrielle du cinéma animé français (1942-1944) avec le rôle du Comité d’organisation de l’industrie cinématographique (COIC) puis de la Direction générale de la cinématographie nationale. L’organisation de la politique économique de Vichy est abordée par la production et le financement des dessins animés du ministère de l’Information (Service du cinéma) et du Crédit national. Elle s’achève par le processus de remboursement - parfois désagréable - des participations financières, avec le problème des assurances en temps de guerre. Pour conclure – provisoirement, dans l’attente des deux autres tomes - il est délicat de parler d’Âge d’or du dessin animé français. Si celui-ci se porte mieuxsous l’Occupation, c'est en raison de la non-concurrence du dessin animé américain et du sur-financement public du gouvernement de Vichy. Dès la fin de l’Occupation et le retour des dessins animés américains, bon nombre de studios français vont disparaître.

Albert Montagne

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vendredi 6 juin 2014

Disparition de Maurice Agulhon

Maurice Agulhon 
(1926-2014)Maurice Agulhon (1926-2014). (©ANDERSEN/SIPA)

Maurice Agulhon vient de mourir le 28 mai  à 87 ans. C’était un membre fidèle et éminent de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie.  Nous lui rendrons hommage dans notre revue Historiens et Géographes.
Né à  Uzès dans le Gard le 20 décembre 1926 de parents instituteurs de confession protestante et de sensibilité de gauche, le jeune Maurice fit des études brillantes qui le conduisirent à l’ENS,  rue d’Ulm. Il consacra sa thèse sous la direction d’Ernest Labrousse à l’histoire de la République dans le Var. Sa thèse soutenue en 1969 porte sur  « Les origines de la traditionrépublicaine, un mouvement populaire au temps de 1848 ». Elle comporte trois volumes  Tome1 La République au village, tome2 La vie sociale en Provence intérieure, le tome3 Toulon, une ville ouvrière au temps du socialisme utopique.
Il fut professeur de lycée, puis détaché au CNRS, professeur des universités à Aix, puis à Paris 1, enfin professeur au Collège de France.
C’est l’historien de la sociabilité des symboles de la République, des Républiques,  en particulier de Marianne dont il suit l’évolution du buste jusqu’à nos jours (Marianne au combat, 1789-1880), Marianne au pouvoir(1880-1914), Les Métamorphoses de la Marianne, 2001). Homme de gauche, il s’intéresse au personnage du  général  Gaulle comme figure mythologique  et décrypte ses symboles, ses lieux, ses références historiques (De Gaulle, histoire et symbole, mythe, 2000). Ses synthèses sur 1848 ou l’apprentissage de la République (1848-1952), 1973 et La République de 1880 à nos jours, 1990  ont été et sont toujours  très utiles et très stimulantes.  
Président d’Honneur de La Société d’Histoire de 1848 et de la Société d’Etudes Jaurèsiennes, Maurice Agulhon s’était retiré dans son village natal dans la maison de sa mère, affaibli par la maladie. Il avait légué récemment à l’université d’Avignon sa bibliothèque.

A sa famille, ses proches amis, l’APHG  exprime sa vive sympathie.