vendredi 7 octobre 2016

L'APHG LR signale





SAINT-GENIS Salle polyvalente Place Jean Rolland

Jeudi 20 octobre 2016  14 h30

CONFERENCE DE FRANCK DORY dans le cadre de l'ASVAC

« URBANISME ET VOIES ANTIQUES
A VIENNE EN NARBONNAISE »

 Membre de l' ASVAC, enseignant au lycée d'Argelès, Franck DORY présentera ses travaux sur les voies romaines de la région de Vienne en moyenne vallée du Rhône ainsi qu'une vue d'ensemble du complexe archéologique urbain d'un
site majeur du monde romain antique :

VIENNE / SAINT-ROMAIN-EN-GAL,




lundi 5 septembre 2016

Pourquoi adhérer à l'APHG ?



Les 7 bonnes raisons de nous rejoindre...

1) Pour contribuer à la promotion de l’enseignement de l’Histoire, de la Géographie et de l’Education civique, défendre sa place dans le système éducatif à tous les niveaux et son renouvellement. Il participe à la formation du citoyen libre, responsable et tolérant.
2) Pour être informé de tout ce qui concerne l’enseignement de ces disciplines : textes officiels et pédagogiques, publications, ressources numériques, développement de la recherche scientifique et didactique, colloques, concours scolaires, grands événements culturels, compte-rendus des réunions avec le Ministère, l’Administration, les corps d’inspection, les groupes de travail et de réflexion sur les programmes…
3) Pour bénéficier d’un abonnement annuel à la revue scientifique et pédagogique Historiens & Géographes avec un tarif préférentiel.
4) Pour assister gratuitement aux journées de formation continue, aux rencontres scientifiques ou pédagogiques organisées par l’association et ses régionales.
5) Pour accéder à toutes les ressources et fonctionnalités du site national www.aphg.fr, du nouvel atelier de réflexion AGHORA et des blogs régionaux.
6) Pour soutenir l’action d’une association loi 1901, reconnue d’intérêt général, indépendante de tout pouvoir comme de toute organisation et assurer son autonomie financière. L’APHG ne bénéficie d’aucune subvention. La vie de l’association dépend des cotisations de ses adhérents et de leur implication, entièrement bénévole dans les différentes activités locales ou nationales.
7) Pour s’informer, débattre, agir ensemble, partager les expériences au-delà des clivages générationnels, professionnels ou partisans… sans oublier la convivialité. Les 26 Régionales de l’APHG organisent au niveau local leurs propres activités pédagogiques, des rencontres scientifiques ou encore des excursions et des visites culturelles ouvertes préférentiellement aux adhérents.

https://www.aphg.fr/article/pourquoi-adherer-a-l-aphg

lundi 20 juin 2016

Journées d'Etude du Mémorial de Rivesaltes 20 et 21 juin 2016

Jamais la mémoire n’a été si présente dans l’actualité historique. Ces deux dernières années en ont été une illustration flagrante.
Il y eut bien sûr les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, du 70ème anniversaire de la Libération et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui ont rythmé notre vie depuis 2014.


Mais il y eut aussi ces terribles attentats qui ont atteint la France au cœur, en janvier comme en novembre 2015. Or qu’a-t-on constaté ? Des Français qui, en réaction, ont mobilisé les valeurs héritées de la Révolution française et de la Résistance. Des passants qui ont jonché les lieux des massacres des traces individuelles de leur mémorialisation : les fleurs, les bougies, les mots griffonnés sur un bout de papier. Comme si le geste qui commémore, en général collectif, devenait une démultiplication de gestes individuels.

Tout cela montre que la mémoire est dans l’histoire, qu’elle n’est pas figée, qu’elle soit individuelle ou collective. Voilà pourquoi il faut convoquer des spécialistes de toutes disciplines, bien sûr des historiens ou des muséologues, mais aussi des neuroscientifiques ou encore des écrivains. C’est le sens des premières journées d’études qu’organise le Mémorial du Camp de Rivesaltes. N’y avait-il pas lieu mieux choisi pour évoquer ces questions alors même que des mémoires multiples sont ici convoquées, que des histoires diverses qui façonnent la France d’aujourd’hui sont ici racontées ?
Denis Peschanski, Président du Conseil scientifique du Mémorial

Rappeler que la mémoire est dans l’histoire, qu’elle est au cœur de l’apprentissage de la citoyenneté, que l’enfouir ou la nier constitue un réel danger pour la démocratie, revêt au Mémorial du Camp de Rivesaltes une résonance toute particulière, et constitue l’axe central de son projet.
Il ne s’agit pas seulement de transmettre la connaissance de ce qui s’est passé sur ce lieu et des problématiques qui en découlent aux plus larges publics possible, et tout particulièrement aux publics jeunes. Il s’agit de mettre l’histoire dont il témoigne en perspective pour pouvoir regarder et comprendre ce qui nous effraie aujourd’hui, et être capable de poser des repères de sens, d’intelligence et de sensibilité face à la complexité d’un monde toujours plus aveugle.
Le croisement des regards et des expertises scientifiques élargis à l’ensemble des sciences humaines et des sciences dites « dures », le questionnement des artistes et la transposition symbolique qu’ils nous offrent du monde sont essentiels à faire de ce Mémorial un lieu de pensée, d’humanisme et de résistance.
Et nul doute que ces premières journées d’étude y contribueront.


Agnès Sajaloli, directrice du Mémorial

Programme
Lundi 20 juin
Après-midi
« Mémoire I : la construction de l’Histoire »
Président de séance : Nicolas Marty
13H30-14H : Introduction par Denis Peschanski et Agnès Sajaloli
14H-14H30 : Geneviève Dreyfus-Armand :
L’exil espagnol : de l’histoire à la mémoire
14H30-15H : Pause
15H30-16H : Abderahmen Moumen:
La difficile construction de la mémoire du groupe social harki
16H-16H30 : Thierry Duclerc : La participation de l’Institution scolaire à la politique de mémoire en France
16H30-17H30 : Table ronde par Denis Peschanski
Soir
18H30-20H : Nuit du Mémorial avec
Lydie Salvayre
Mardi 21 juin
Matin
« Mémoire II : une élaboration individuelle »
Présidente de séance : Anne Grynberg
9H30-10H : Thomas Fontaine:
Le témoin historien
10H-10H30- : Lydie Salvayre:
L’écriture fictionnelle face à la mémoire
10H30-11H : Francis Eustache:
Les mémoires et le cerveau
11H-11H30 Pause
11H30-12H30 : Jacques Walter :
Témoigner, une carrière ?
Après-midi
« Mémoire III : le rôle des mémoriaux»
Président de séance : Jacques Fredj
13H30-14H : Brigitte Sion :
Mémoires à l’international
14H-14H30 : Jacqueline Eidelmann :
Quels publics pour les mémoriaux?
14H30-15H : Agnès Sajaloli:
Mémoire et témoignage au Mémorial du Camp de Rivesaltes
15H-16H : Table ronde et conclusion des travaux par Denis Peschanski

mercredi 15 juin 2016

L’APHG Languedoc-Roussillon en visite au mémorial de Rivesaltes



L’APHG Languedoc-Roussillon en visite au mémorial de Rivesaltes

 

A l’initiative du bureau régional et de son président Richard Vassakos, une visite formative du mémorial de Rivesaltes s’est déroulée le 11 juin. Jean Philippe Coullomb, secrétaire de la régionale avait fait diligence pour diffuser l’information et c’est un groupe d’une vingtaine de professeurs qui se donnait rendez-vous en terre catalane en ce samedi matin. Accueillis par Mme Agnès Sajaloli, directrice du mémorial, les collègues ont pu effectuer une visite en trois temps. Mme Sajaloli a d’abord fait une présentation stimulante retraçant à la fois la genèse du mémorial, l’architecture de Rudy Ricciotti et l’histoire générale du camp. Une visite libre de du mémorial a permis ensuite aux collègues de découvrir la scénographie mise en œuvre sous la direction scientifique de de Denis Peschanski. Les visiteurs se retrouvèrent ensuite dans l’auditorium où madame Sajaloli présenta les différents scénarios pédagogiques qu’il était  possible  de mettre en œuvre en coopération avec le service éducatif du mémorial qui s’adresse aux classes du primaire et du secondaire dans le domaine de l’histoire et de l’histoire des arts. D’ailleurs, passant de l’exposé aux actes, Agnès Sajaloli se livrait à la lecture musicalisée d’extrait du Journal de Friedel Bohny-Reiter, infirmière suisse du camp en 1941-1942. Enfin, un échange particulièrement émouvant eut lieu entre les enseignants et un ancien interné espagnol du camp, Antonio de la Fuente. La visite des baraques du camp se fit ensuite librement selon un parcours prédéfini par le mémorial. En cette terre de rugby, on n’échappe pas à un moment de convivialité partagé et grâce à Franck Dory, représentant de l’APHG dans les PO, une bonne partie du groupe s’est retrouvée autour d’un verre de muscat de Rivesaltes et d’un excellent repas dans un domaine voisin pour conclure la journée.

 

lundi 16 mai 2016

Journée de formation APHG Languedoc-Roussillon: visite du camp de Rivesaltes, 11 juin 2016


 








Recevoir l'actualité scientifique et culturelle du Mémorial


L'APHG Languedoc-Roussillon
organise une journée

DECOUVERTE DU CAMP DE RIVESALTES 
le samedi 11 juin 2016
 10h30-12h Visite du camp et rencontre avec le service éducatif
12h-13h Lecture musicalisée du journal de Friedel 
Par Agnès SAJALOLI, directrice du Mémorial du Camp de Rivesaltes.

Durant les années 41 et 42, au moment où les lois sur les indésirablespromulguées par le gouvernement de Vichy internentdans le camp de Rivesaltes jusqu’à 8500 « indésirables » juifs, espagnols et tsiganes, une jeune infirmière suisse, Friedel Reiter, décide de s’engager au sein de la Croix Rouge et de venir vivre aux côtés des internés pour les secourir.La jeune femme arrive sur le camp le 12 novembre 1941. Elle en repart le 25 novembre 1942. Durant un an, elle tient son journal et y raconte son quotidien et celui des femmes, des hommes et des enfants qu’elle côtoie. Elle y retrace au jour le jour la faim, le froid, la maladie, la tramontane qui soulève les corps amaigris et les projette contre les baraques, les morts, les déportations de de juifs qui partiront vers Auschwitz, ses moments de découragement,d'angoisse.
Pour prolonger la visite par un moment convivial il est possible de s'inscrire pour partager un repas au restaurant Le Domaine du Rombeau à Rivesaltes, au prix de 27 euros par convive. Une réponse rapide est attendue, de préférence pour le 30 mai 2016.
 Inscription obligatoire  et renseignements auprès de M. Vassakos :
richard.vassakos@ac-montpellier.fr ou au 06 61 12 47 54

lundi 9 mai 2016

Une recension de Jean-Philippe Coullomb: Jean-Charles JAUFFRET, La guerre d’Algérie, les combattants français et leur mémoire,




Jean-Charles JAUFFRET, La guerre d’Algérie, les combattants français et leur mémoire, Odile Jacob, Paris 2016, 298 pages.
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Après son ouvrage sur les appelés dans le conflit algérien, Jean-Charles Jauffret revient sur les combattants français et leur expérience dans cet ouvrage qui utilise largement les mêmes sources, à savoir une enquête orale auprès d’un millier de soldats ayant participé à cette guerre. Nombre d’entre eux ont remis des documents personnels à l’historien pour éclairer sa lanterne sur cet épisode de l’histoire nationale.
Excellent connaisseur de l’outil militaire français et conteur-né, l’auteur déroule avec brio la vie et l’engagement de plus de 1.700.000 militaires français sur la terre d’Algérie entre 1954 et 1962, depuis le passage devant le conseil de révision jusqu’au retour en France avec des séquelles souvent peu reconnues mais bien réelles pour ce qui fut la dernière guerre de masse de l’histoire du pays. Il est attentif à tous les aspects : avec lui, on suit les rappelés d’Eure-et-Loir, qui saccagent la gare de Dreux en mai 1956 et sèment le désordre jusqu’à Marseille. On dort, dans un des 5.400 postes de l’armée française en Algérie,  dans des lits Picaud dont les pieds trempent dans des boîtes de conserve remplies d’eau pour éviter que la vermine ne monte importuner les hommes étouffant dans les « odeurs de chaude humanité », belle expression même si on préfère la rencontrer au détour d’un ouvrage qu’en direct. Elle a le mérite de montrer la volonté de l’auteur de rendre hommage aux combattants de cette guerre, et il faut lui savoir gré de n’avoir oublié personne, y compris les objecteurs de conscience. De même, il est amené à évoquer au fil des pages les hommes de l’ALN, et il souligne leurs qualités de combattants comme la droiture morale de certains de leurs chefs, qui parfois interdisent la torture ou protègent tel instituteur français dans son village isolé car il enseigne avec générosité à des enfants que la République ignorait trop souvent avant 1954.  Les atrocités ont cependant bien existé, et s’il décrit l’égorgement, il montre aussi ce qu’était la torture dans l’armée française. Il explique qu’elle n’était pas généralisée, mais qu’elle était banalisée dans des centaines de centres d’interrogatoire. Il intègre aussi les apports des recherches récentes, par exemple celles de Raphaëlle Branche sur l’embuscade de Palestro, ou celles qu’il a lui-même effectuées sur l’essai nucléaire raté du 1er mai 1962 et le scandale des irradiés. On voit ainsi le portrait d’une génération qui est la dernière du feu et en même temps la première des Trente Glorieuses, à la fois obéissante et contestataire, mais surtout heureuse de se voir libérée en 1962 du joug d’un service militaire long et peu exaltant, à l'image d'une France qui ne se soucie au fond que peu de l’Algérie. Nul doute que nombre d'anciens soldats s'y retrouveront.
Pourtant, certains éléments suscitent des regrets. D’abord, l’absence de cartes, de photographies et d’index est dommageable, mais les éditions Odile Jacob ne sont visiblement pas les éditions Autrement, et on ne saurait en tenir rigueur à l’auteur. Si l'on sait Jean-Charles Jauffret être un homme d'un naturel chaleureux, on reste surpris de le voir se mettre ainsi en scène en conclusion. Plus gênant, le corps du texte, fourmillant de détails, donne l’impression d’une succession d’anecdotes qui s’enchaînent en faisant parfois oublier les idées et les éléments de référence principaux pour une mise en perspective, qu'ils soient statistiques ou relevant de la doctrine militaire par exemple. En même temps et curieusement, l’auteur ne s’explique pas assez d’un choix qu’il défend depuis maintenant longtemps : le refus de la micro-histoire, en tout cas sur ce conflit. Il explique pourtant à l’envi qu’il n’y a pas une mais des expériences de la guerre d’Algérie, en fonction des unités, des secteurs et des moments de la guerre. Pourquoi alors afficher une telle position ? Est-ce un problème de source? De difficulté méthodologique? A le lire, on a le sentiment qu’il estime la mémoire de cette guerre suffisamment fragmentée, à l'image de la société actuelle, pour que l’historien n’en rajoute pas, ce qui est tout à son honneur. Il lui appartiendra cependant de clarifier cette position. Alors, "maître livre", comme le dit dans sa préface Jean-François Sirinelli? On dira plutôt portrait de groupe impressionniste, chatoyant et agréable, mais qui demande à être précisé.

Jean-Philippe Coullomb